Souvent vous pensez, je me sens seule et incomprise alors que vous aimeriez vous sentir accompagnée et entendue par votre entourage. Vous n’arrivez pas à parler à vos proches de cette période difficile que vous traversez. Pourtant, au fond de vous, vous savez que ce serait un vrai soutien.
Dans cet article, je vous révèle pourquoi il vous est si difficile de partager votre vécu, en quoi discuter avec vos proches peut être aidant. Je vous donne des conseils concrets pour échanger plus sereinement avec votre famille, vos amis. Et enfin, nous verrons les avantages à être accompagnée par une thérapeute.
Prête à avoir des relations plus authentiques avec vos proches? Alors, lisez ce qui suit.
Ruminer, je me sens seule et incomprise est une expérience profondément douloureuse, notamment lorsqu’on traverse une période chaotique, un burn-out ou un psychotraumatisme. Beaucoup de femmes vivent cela seules, en silence, persuadées que personne ne pourra comprendre ce qu’elles ressentent, par peur du regard des autres. Pourtant, des solutions existent pour que vous soyez comprise et entourée par vos proches.
Lorsque vous vivez un choc émotionnel, votre système nerveux se dérègle. Vous ne réagissez plus comme d’habitude. Et le plus déstabilisant, c’est que vous ne vous reconnaissez plus. Cette perte de repère crée un terreau émotionnel très spécifique que je vous explique.
Vous ruminez sans cesse à propos de ce que vous n’êtes plus, ce que vous voudriez être, de vos réactions qui vous semblent inadaptées. Ces ruminations vous font vous sentir coupable: responsable de ne plus être performante, disponible, de vous montrer irritable, de ne pas avoir pu vous protéger lors de l’événement traumatique. Cette culpabilité peut aller jusqu’à la honte.
Comme vos réactions et vos émotions vous échappent, vous ne les comprenez pas. Vous vous retrouvez submergée par des ressentis que vous ne contrôlez pas. Cette confusion majore votre détresse et votre culpabilité.
Vous vous blâmez car vous culpabilisez et vous ne vous comprenez plus. Alors vous êtes assaillie par ces idées « Je devrais y arriver, » « Je suis faible », « Je deviens folle », « J’aurais dû réagir et ne pas me laisser faire », « C’est de ma faute »…. Ces pensées tournent en boucle dans votre tête. Vous êtes votre pire juge.
À partir de là, naît l’angoisse très forte d’être jugée. Vous avez peur d’être incomprise car vous-même ne comprenez pas ce que vous vivez. La crainte d’être vue comme « folle » commence à apparaître tellement vos réactions vous semblent étranges. Vous appréhendez d’être perçue comme “fainéante” alors que c’est l’épuisement et le stress chronique qui parlent. Vous redoutez de devenir un poids bien que vous fassiez votre possible pour ne pas déranger, être acceptée, reconnue…
Face à cette avalanche émotionnelle, vous n’osez plus parler. Vous taisez vos difficultés pour ne pas inquiéter ou gêner vos proches ou encore, simplement parce que les mots vous manquent.
Et c’est ce silence, plus que la situation elle-même, qui crée cette croyance: je me sens seule, incomprise et isolée.
La peur du jugement peut être liée à un “manque de confiance en soi”, mais c’est très souvent un mécanisme de protection, de survie très présent dans le psychotraumatisme et le burn-out. Je vous explique le processus.
Cette incompréhension est le début du processus. Vous ne comprenez pas vos réactions (irritabilité, crises émotionnelles, perte d’énergie, difficultés cognitives, insomnies, stress chronique, ruminations…) donc, vous supposez que les autres ne les comprendront pas non plus.
C’est logique si vous-même êtes déstabilisée par ce qui vous arrive, comment imaginer que les autres puissent comprendre ?
Votre incapacité à vous comprendre vous même, fait tourner ces pensées en boucle dans votre tête déjà saturée:
Ce fonctionnement pousse au retrait, au silence, à l’isolement émotionnel. C’est exactement ce qui nourrit le sentiment d’être seule et d’être incomprise.
Vous vous enfermez dans une bulle, incapable de demander de l’aide par peur du regard des autres. Cette peur, bien que compréhensible, vous coupe de ceux qui pourraient vous soutenir.
Même si cela vous semble difficile, dire ce que vous ressentez se révélera d’ une grande aide.
Vous n’avez pas besoin de tout expliquer
Il est inutile de tout détailler. Il suffit de créer une connexion, un soutien, une présence deviendra un soutien solide. Indiquez leur que vous vivez une période compliquée, cela suffit à briser le silence.
Discuter avec vos proches vous permettra de :
Vous cessez d’être seule avec votre souffrance. Vous ne gardez pas tout pour vous par peur du jugement.
Dire ce que vous portez allège le poids. Les mots vous libèrent.
Vos proches peuvent adapter leurs attentes, être plus patients, vous soulager de certaines tâches.
Le fait que quelqu’un vous écoute valide votre vécu. Vous ne minimisez plus vos ressentis, vos émotions, ce que vous vivez.
Vous n’êtes plus seule avec votre douleur, vos doutes, vos interrogations. Vous ne vous dites plus: je me sens seule et incomprise.
Vous serez surprise, car parfois, voire souvent, vous serez entendue par l’autre même s’il ne comprend pas tout et surtout il pourra être là, et c’est déjà énorme.
Beaucoup de femmes ont peur de parler. Celles qui osent découvrent que leurs proches voulaient les soutenir, mais ne savaient pas comment s’y prendre ou avaient peur de mal faire: vous déranger, vous dire des choses blessantes…
Parler n’est pas simple si vous avez peur d’être jugée et que vous croyez que personne ne vous comprendra. (Cette impression majorée par le fait que vous ne vous reconnaissez pas et que vos réactions vous étonnent.
Voici une méthode douce si vous traversez un burn-out, un psychotraumatisme, si souvent vous vous dîtes: je me sens seule et incomprise. Ces quelques conseils vous permettront de communiquer avec votre famille, vos amis….
Sans chercher le moment idéal, choisissez un moment calme où vous vous sentez suffisamment apaisée pour vous confier.
Commencez simplement
Débutez par un ressenti simple « en ce moment, c’est difficile pour moi », « je ne me sens pas bien », « je suis fatiguée », « j’aimerais t’en parler, mais c’est difficile ». Ce type de phrases facilitent votre parole ( vous n’êtes pas obligés de tout dire) et préparent l’autre à vous écouter.
Utilisez le « je »: dites «Je suis anxieuse» plutôt que « tu vois pas que je stresse? », car vous parlez de ce que vous ressentez, et l’autre ne se sentira pas remis en cause.
Vous pouvez évoquer ce que vous ressentez même et surtout si vous ne savez pas l’expliquer : vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses. Si vous dites : « Je ne comprends pas ce qui m’arrive, mais je sens que ça ne va pas.”, l’autre sera touché par votre honnêteté.
Partagez vos inquiétudes pour désamorcer la peur du regard de l’autre : « j’ai peur que tu ne comprennes pas, que tu penses que j’exagère, que tu me trouves fainéante, folle… »
Dites clairement ce dont vous avez besoin : “j’ai juste besoin que tu m’écoutes, que tu m’aides même si je parle peu”, “que tu ne me juges pas”, “que tu sois là”… Ainsi, vous vous assurez d’obtenir le soutien qui vous convient vraiment.
Acceptez la limite des autres
Malgré ces suggestions, certains ne comprendront pas tout, mais ils continueront à vous aimer, vous apprécier et même vous aider dans la mesure de leurs possibilités.
D’autres, plus rares encore, peuvent mal réagir, car ils ont peur de ne pas savoir comment vous soutenir, se sentent impuissants… Leur réaction parle d’eux, pas de vous.
Tout le monde n’a pas la capacité de vous accompagner. Ce n’est pas un jugement sur vous, c’est simplement que chacun a ses limites. Et c’est OK
Parler à vos proches est précieux mais un accompagnement professionnel est fondamental pour surmonter durablement le burn-out ou le psychotraumatisme.
Contrairement à vos proches qui vous aiment et peuvent être émotionnellement impliqués, un thérapeute vous offre un espace confidentiel où vous pourrez tout dire sans crainte d’être jugée ou de blesser.
Elle vous donne des outils concrets pour gérer ces émotions qui vous submergent: anxiété, stress, peurs, tristesse, culpabilité, honte…
Elle nomme ce qui vous arrive, elle vous explique pourquoi vous réagissez de cette manière. Mieux comprendre va vous soulager.
Grâce à la thérapeute, vos réactions qui vous semblent étranges, deviennent compréhensibles. Vous réalisez que vous n’êtes pas seule à réagir ainsi et donc, votre jugement devient plus clément.
Elle vous guide pas à pas vers le mieux-être, vous avez un cap, des objectifs.
Séance après séance, vous observez des changements (parfois minimes, parfois importants).
Vous apprenez ou réapprenez à vous écouter, à respecter vos limites, à vivre alignée avec ce qui compte vraiment pour vous.
Etre accompagnée, c’est ne plus porter seule ce fardeau invisible que personne ne voit, mais qui vous épuise et vous stresse depuis trop longtemps.
La thérapeute qui a vu des dizaines de personnes dans votre situation et qui sait exactement par quoi vous passez sait comment vous aider.
Vous n’avez pas à affronter cela seule. Des solutions existent, et un accompagnement peut véritablement transformer ce que vous traversez.
Maintenant, vous savez comment communiquer avec vos proches pour qu’ils puissent être à vos côtés, vous comprendre et vous soutenir.
De plus, vous avez aussi une idée claire de l’intérêt de vous faire accompagner par une thérapeute spécialisée en burn-out et psychotraumatismes.
En tant que thérapeute spécialisée en stress post-traumatique et épuisement professionnel, j’accompagne les femmes qui se sentent seules et incomprises dans leur souffrance, car je sais combien il est douloureux de ne pas pouvoir parler à ses proches.
– Je vous écouterai sans jugement
– Vos ressources seront réactivées et amplifiées grâce à des thérapies brèves orientées solutions
– Des techniques douces vous permettront de réguler vos émotions au cabinet et chez vous
– Enfin ce qui vous arrive vous paraîtra moins étrange car vous le comprendrez
– Progressivement vous retrouverez confiance en vous et sérénité
– Vous ne serez plus seule dans ce chaos mais guidée
Bénéficiez de séances au cabinet sur le Bassin d’Arcachon ou en visio pour ne plus vous dire : »Je me sens seule et incomprise.