Le traumatisme complexe? Peut-être que ces mots ne vous parlent pas encore. Pourtant, peut-être que vous le vivez intensément. Cette fatigue qui ne part pas ou cette vigilance permanente peuvent en être des signes. Vous pouvez aussi avoir du mal à faire confiance ou une sensation d’être à côté de vous-même. Bref, cette impression d’être enfermée dans un mode survie dont vous ne trouvez pas la sortie vous submerge.

Peut-être aussi que vous n’osez pas en parler. Il peut y avoir différentes raisons. Vous vous comparez aux autres et vous dites qu’elles s’en sortent mieux. Vous culpabilisez de ne pas aller mieux, de ne pas être « assez forte », de ressentir tout ça.

Ce que vous vivez ressemble peut-être à un psychotraumatisme, c’est-à-dire un trouble de stress post-traumatique (TSPT)

Si vous vous reconnaissez ici, cet article vous est destiné. Vous pourrez faire la différence entre trauma simple et trauma complexe et découvrir comment vous faire aider.

Traumatisme complexe, traumatisme simple : quelle différence ?

Ils se différencient notamment par leur récurrence et le contexte dans lequel ils surviennent.

Le traumatisme simple

Quand on parle de traumatisme, on pense souvent à un choc unique et brutal. Ce peut être: un accident,une agression ou une catastrophe. Les spécialistes appellent ça le traumatisme simple, ou TSPT. Evidemment, simple ne veut pas dire léger.

Le traumatisme complexe

Il est différent, car il ne vient pas d’un seul événement. Il est la conséquence de blessures répétées. La psychiatre Judith Herman l’a identifié dès 1992. On parle alors de TSPT-c.

Des traumatismes de l’enfance

Ces blessures se sont souvent passées dans l’enfance ou l’adolescence. Les maltraitances émotionnelles, physiques ou sexuelles peuvent en être la cause. On peut aussi retrouver la négligence affective, les violences ou les humiliations répétées. Elles ont souvent lieu dans un environnement familial chaotique. 

Des traumatismes à l’âge adulte

Le traumatisme complexe ne se limite pas à l’enfance. Il peut aussi s’installer à l’âge adulte. C’est le cas des violences conjugales répétées, qui enferment dans un cycle de danger et de dépendance. Mais aussi des situations de guerre ou de génocide, où l’horreur s’étale dans le temps et détruit les repères les plus fondamentaux. Dans tous ces cas, c’est la répétition et l’impossibilité d’échapper qui créent la blessure complexe.

Les points communs du traumatisme complexe

Qu’ils surviennent dans l’enfance ou à l’âge adulte, ces traumatismes ont des points communs. Les événements sont répétés et vous ne pouvez pas partir (par dépendance, par peur, par contrainte). Souvent, la blessure vient de personnes ou de situations sur lesquelles vous n’avez aucun pouvoir. 

Ce n’est pas un seul événement qui vous a blessée. C’est un climat, une durée, une relation ou un contexte qui vous a dépassée.

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Comment le traumatisme complexe s’installe : ce que dit la science

Face à une menace répétée, votre système nerveux s’adapte. Il apprend que le monde est dangereux et que les autres sont imprévisibles. Il reste en éveil permanent, même longtemps après la fin du danger.

Le rôle de l’amygdale

C’est notre détecteur d’alarme cérébral. Elle ne « sait » pas que vous êtes en sécurité. Elle reste activée, donc, pour vous protéger contre une menace permanente qui n’existe plus. 

Les traumatismes répétés modifient le cerveau 

Le neurologue Bessel van der Kolk a démontré que les zones liées aux émotions, à la mémoire et au sentiment de sécurité sont affectées. La tension, la respiration, les réflexes : tout porte la trace du trauma. On peut dire que le corps se souvient.

Le piège de la  protection

Votre système nerveux a fait ce qu’il pouvait pour vous protéger. Ce n’est pas une faiblesse, c’est un ajustement. C’est cette adaptation qui vous gêne aujourd’hui dans votre vie.

Vous n’avez pas choisi de fonctionner ainsi. Votre corps a fait de son mieux pour vous garder en vie.

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Comment le traumatisme complexe se manifeste au quotidien

Le traumatisme complexe ne ressemble pas au traumatisme simple. Avec ce dernier,  on est souvent envahi par une scène précise. On sait d’où ça vient.

Avec le traumatisme complexe, c’est plus diffus, plus envahissant et souvent plus difficile à nommer. Ce n’est pas un souvenir qui surgit, c’est une façon d’être au monde qui s’est construite sur la blessure.

Physiquement

Votre corps est en alerte permanente. Vous êtes en mode survie, même dans des situations sûres. Fatigue profonde, tensions, troubles du sommeil font partie de votre quotidien. Les troubles digestifs et dermatologiques sont aussi très fréquents. Vous pouvez  avoir des problèmes respiratoires ou cardiaques. Votre corps reste marqué par ces blessures invisibles répétées.

Émotionnellement 

Vos émotions sont soit débordantes, soit absentes. Vous passez de l’une à l’autre sans comprendre pourquoi. La honte, pas forcément liée à un événement précis, est souvent profondément ancrée. Parfois vous pouvez même ressentir une honte d’exister. Les ruminations tournent en boucle  et la culpabilité s’installe partout, tout le temps.

Psychologiquement 

Vous pouvez aussi avoir le sentiment d’être déconnectée de vous-même, comme si vous observiez votre vie de loin. Cette déconnexion s’appelle la dissociation. Elle est très fréquente dans le traumatisme complexe. C’est une protection que votre système nerveux a mise en place automatiquement pour survivre.

Au niveau de votre identité

C’est l’une des spécificités du traumatisme complexe. Vous avez du mal à savoir qui vous êtes vraiment, ce que vous voulez, ce que vous ressentez. Vous vous êtes tellement adaptée aux autres que vous avez perdu le fil de vous-même. Certaines femmes décrivent une impression d’être plusieurs personnes à la fois ou personne du tout.

Relationnellement

Faire confiance est épuisant, car vous anticipez la trahison, le rejet, l’abandon. Ou, au contraire, vous vous perdez dans la relation en oubliant vos propres besoins. Dire non est presque impossible pour vous. Vos relations sont souvent intenses, compliquées. Parfois, vous reproduisez des schémas douloureux sans que vous sachiez pourquoi.

La dépression

La dépression est une conséquence fréquente du traumatisme complexe. Ce n’est pas une simple tristesse passagère. C’est un épuisement profond. L’élan vital s’effondre. Le sens disparaît.

Elle a plusieurs origines. D’abord, l’épuisement de votre système nerveux. Il a trop longtemps fonctionné en mode survie. Mais aussi le trouble de l’identité. Quand on ne sait plus vraiment qui on est, quand on a perdu le fil de soi-même, le vide qui s’installe peut basculer en dépression. La mauvaise image de soi joue également un rôle central. La honte, la culpabilité, le sentiment de ne pas valoir grand-chose — tout cela nourrit et entretient la dépression. Vous vous êtes construite sur une blessure, pas sur votre vraie valeur.

Les conduites à risque

Face à une douleur devenue insupportable, le système nerveux recherche du soulagement. C’est souvent ainsi que s’installent les conduites à risque. L’alcool. Les substances. Les comportements impulsifs ou autodestructeurs. Les relations dangereuses. Ce ne sont pas des faiblesses de caractère ni des choix, mais des tentatives désespérées de calmer une souffrance que personne n’a encore nommée ni soignée.

Ces symptômes sont souvent pris pour des traits de caractère. Vous vous dites: «Je suis trop sensible», «Je suis compliquée». En réalité, ce sont des réponses normales à des expériences anormales. Ce n’est pas vous le problème. C’est ce que vous avez vécu.


Pourquoi faire appel à une thérapeute spécialisée

Le traumatisme complexe ne se traite pas comme un traumatisme simple ni comme une anxiété classique.

Une approche non spécialisée peut faire des dégâts

Une approche non spécialisée peut réactiver la blessure. Sans offrir l’espace pour la traverser en sécurité. Avec les meilleures intentions du monde.

La sécurité avant tout

Une thérapeute formée au psychotraumatisme avance à votre rythme en respectant ce que votre système nerveux peut intégrer. Elle ne va jamais plus vite que vous, car elle sait que la sécurité de la relation thérapeutique n’est pas un détail. C’est la base de tout.

Un accompagnement conçu pour vous n’est pas un luxe. C’est une nécessité.

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La thérapie MOSAIC® : traiter le traumatisme complexe sans le revivre

La thérapie MOSAIC® signifie Mouvements Oculaires, Stimulations Alternées et Intégration Cérébrale. Cette méthode a été cocréée en 2019 par deux experts reconnus.

Ses fondateurs

Le Dr Guillaume Poupard, docteur en psychopathologie et créateur de la Thérapie Solutionniste Expérientielle®. 

Le Dr Stéphanie Khalfa, docteure en neurosciences et chargée de recherche au CNRS de Marseille. Leurs travaux sur les stimulations bilatérales ont été récompensés par le Prix David Servan-Schreiber.

Comparaison entre thérapie MOSAIC® et EMDR

Les deux thérapies sont basées sur les SBA : Stimulations Bilatérales Alternées. Mais il y a une différence essentielle. L’EMDR repart généralement du problème et plus particulièrement du souvenir douloureux et cherche à le désensibiliser. La thérapie MOSAIC®, non. Elle s’appuie sur les ressources de la personne pour les activer et les amplifier. D’où son nom : l’EMDR solutionniste

Concrètement 

La thérapeute vous aide à trouver une sensation corporelle bénéfique. Un apaisement. Une solidité. Une légèreté. Cette sensation est ensuite amplifiée grâce aux stimulations bilatérales alternées : mouvements oculaires, sons ou tapotements alternants droite et gauche. Le cerveau intègre ces nouvelles informations dans un état de sécurité. La douleur perd de son emprise sans la revivre.

Une thérapie intégrative et validée par les neurosciences

La thérapie MOSAIC®  allie plusieurs approches reconnues : EMDR, thérapie des états du moi, hypnose, TCC. Elle est validée scientifiquement et publiée dans des revues internationales. 

Une thérapie douce respectueuse de la personne

La thérapie MOSAIC® respecte le rythme de chaque système nerveux. Elle ne force rien. Elle dispose d’un protocole spécifiquement conçu pour le traumatisme complexe. Ce qui la rend particulièrement pertinente dans ce type de trauma.

La thérapie MOSAIC® ne reste pas centrée sur le problème. Elle explore ce qui fonctionne déjà en vous et le renforce. Des changements apparaissent souvent dès la première séance.

Mon accompagnement : un espace de sécurité pensé pour vous

Après près de 40 ans en santé mentale, j’ai choisi d’accompagner exclusivement les femmes qui traversent un traumatisme ou un burn-out. Ce choix n’est pas anodin.

Pourquoi j’accompagne les femmes

Les femmes sont statistiquement plus exposées aux violences conjugales et aux traumatismes relationnels. Elles ont aussi tendance à minimiser leur souffrance. À culpabiliser. À continuer à fonctionner malgré tout. Ce qui retarde souvent la prise en charge. Elles méritent un espace qui comprend vraiment ce qu’elles vivent.

Traumatisme et burn-out : deux souffrances souvent liées

Ces deux souffrances sont souvent liées. Les femmes en burn-out ont fréquemment vécu la période précédant leur effondrement comme un traumatisme ou souffrent de traumatismes complexes.

Les différentes thérapies

J’utilise plusieurs outils complémentaires. Ils sont tous validés par les neurosciences.

La thérapie MOSAIC® : pour apaiser les traces du trauma sans revivre la souffrance.

La théorie polyvagale (Dr Stephen Porges) : pour réguler le système nerveux grâce à des exercices concrets.

La Thérapie des États du Moi (créée par John et Helen Watkins, développée en France par le Dr Guillaume Poupard) : pour aider vos différentes parts intérieures à cohabiter en paix.

L’hypnose ericksonienne : en complément, pour réactiver certaines ressources profondes en douceur

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Ce qui me tient à cœur 

Vous ne repartez jamais d’une séance dans un état pire qu’à votre arrivée. Je suis convaincue qu’il est inutile de souffrir pour aller mieux. Chaque séance est un espace sécurisé. On avance à votre rythme. Dans le respect de vos limites.

Nous travaillons ensemble sur trois axes

Apaiser l’hypervigilance de votre système nerveux. 

Réactiver vos ressources intérieures : toujours présentes, même enfouies.

Transformer l’empreinte du trauma pour qu’elle ne gouverne plus votre vie.

Les résultats  

Mes clientes décrivent un apaisement durable, un retour dans le corps et une reconnexion à elles-mêmes. Elles retrouvent la capacité de dire non et, peu à peu, une vie qui redevient la leur.

On peut dire qu’elles passent d’une vie subie à une vie choisie.

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Et si c’était le moment de prendre soin de vous ?

Le traumatisme complexe se guérit lentement, en douceur, mais profondément. Ce n’est pas une fatalité. Le cerveau peut créer de nouvelles connexions, apprendre la sécurité à tout âge. C’est ce qu’on appelle la neuroplasticité. 

Si vous vous êtes reconnue dans ces lignes, je vous invite à me contacter. En cabinet à Gujan-Mestras ou en visio partout en France. La première étape, c’est souvent simplement oser demander. 

Vous n’avez pas à continuer à porter ça seule.

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